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La musculation en activité complémentaire

Quelques principes à prendre en compte

Bibliographie: M.PRADET, Préparation physique Avoir intégré les principes d'entraînement

Ne pas perdre de vue le fonctionnement des mécanismes énergétiques


“… Le muscle c'est le moteur du mouvement humain. C'est par l'intermédiaire de ses relachements et de ses contractions, des déplacements que ceux ci imposent aux leviers osseux que nous pouvons agir, bouger, courir, sauter …”
Son carburant, c'est l'adénosine tri-phosphate ou ATP. Cette molécule est logée au niveau des fibres musculaires. Lorsque elle est stimulée par un influx nerveux, elle a la particularité de se dissocier en produisant de l'énergie et en provoquant le raccourcissement des fibres (contraction musculaire).
Par contre, les réserves d'ATP sont peu importantes et sont rapidement épuisées. La durée du mouvement serait donc limitée si l'organisme ne fournissait pas simultanément un apport énergétique susceptible de re synthétiser l'ATP au fur et à mesure de sa dégradation. Par conséquent: l'ATP se dégrade, puis est reconstitué et dégradé à nouveau, permettant l'entretien de la contraction musculaire.
Il y a trois mécanismes capables de procurer l'énergie nécessaire à la re synthèse de l'ATP, tous trois sont mobilisés dès les premières secondes de l'effort, leur intensité et caractéristiques sont très différentes.

1- Voie anaérobie alactique

  • Intensité et capacité du processus : C'est le plus rapide et le plus intense, celui qui va fournir l'essentiel de l'énergie à la re synthèse de l'ATP et cela, dès les premières secondes de l'exercice. Il permet d'effectuer des exercices très intenses à puissance maximale. Par contre, sa capacité est faible, puisque ne pouvant entretenir très longtemps la contraction musculaire, il s'épuise aux alentours de 7 secondes.
  • Les facteurs limitants : Les faibles réserves d'ATP mais aussi, de Créatine Phosphate (CP), substance pouvant re synthétiser l'ATP avec intensité, mais qui est aussi en faible quantité au niveau musculaire. Un des buts de l'entraînement : amener une concentration supérieure d'ATP et de CP au niveau musculaire chez l'athlète.
  • Effets du processus : Les produits de dégradation crée par ce processus ne perturbe pas la qualité de la contraction musculaire, voire même , permettent l'enclenchement des processus énergétiques lactiques et aérobies.

2- Voie anaérobie lactique

  • Processus : Il est présent dès les premières secondes de l'exercice mais détient une intensité beaucoup plus faible que le processus anaérobie alactique. Il prend de l'importance dans la re synthèse de l'ATP qu'après une dizaine de secondes. Il n'utilise pas d'oxygène pour fonctionner mais, le glycogène (sucre stocké au niveau musculaire et hépatique.). A la suite de réactions chimiques, il va se scinder en unités glucose, qui elles même vont produire de l'énergie et … de l'acide lactique. D'où le terme de processus lactique …
  • Intensité et capacité du processus : Moins intense que la filière énergétique précédente, elle est intéressante car elle peut assurer des efforts de puissance élevée (non maximale), vers 45 secondes, elle atteint son paroxysme puis décroît progressivement. La durée de ce processus se situe aux alentours de 2 à 3 minutes avant de céder la place au processus aérobie.
  • Facteurs limitants : Les réserves en glycogène ne posent pas de problème, elles sont suffisantes par contre, la dégradation du glycogène utilisé acidifie le muscle et finit par bloquer les contractions musculaires. Un des buts de l'entraînement: augmenter la résistance à l'engorgement d'acide lactique.
  • Effets du processus : Déclencheur du processus aérobie en raison de la baisse du pH musculaire.

3- Voie aérobie

  • Processus : L'activité musculaire précédemment produite a augmenté l'intensité des fonctions cardiaques et respiratoires ce qui permet de développer un apport en oxygène plus important. La dégradation du glycogène produit de l'acide lactique, mais aussi dans un second temps, des déchets plus facilement éliminables: gaz carbonique, eau et chaleur.
  • Intensité et capacité : Puissance moins importante de cette filière et limitée par les possibilités individuelles d'apport en oxygène au niveau des cellules musculaires. Plus cet apport a un fort débit, plus l'athlète sera en mesure d'entretenir un effort de grande intensité. Lorsque l'exercice produit atteint des limites pour lesquelles tout l'oxygène disponible est utilisé, on parle de puissance maximale aérobie. Les physiologistes parlent du débit maximum d'oxygène ou VO2 max. Au delà, de la PMA, se crée une dette d'O2 qu'il faudra payer lors de la récupération … Sa capacité est très importante par rapport aux deux autres filières, puisqu'elle peut fournir une quantité d'énergie sur une durée très longue. C'est un processus rentable car durable dans le temps … Un autre avantage, il utilise des substrats énergétiques très variés et en quantité importante dans l'organisme: glycogène, acides gras, proteines organiques…; ses déchets sont facilement éliminables évitant toute forme d'engorgement …
  • Facteurs limitants : Le premier facteur limitant, c'est l'intensité de l'exercice produit. Aucun exercice n'est totalement aérobie. Plus on se rapproche de la PMA, plus la faculté de poursuivre son effort se réduit. Le problème réside aussi dans la faculté d'évacuer la chaleur dégagée, l'athlète doit avoir un système qui régule la température corporelle performant. La sudation provoque aussi une déshydratation.
  • Effets du processus : Il sollicite toutes les fonctions chargée d'apporter de l'O2 au niveau musculaire, il participe à l'élimination des déchets de la contraction musculaire et à la “livraison” des substrats énergétiques nécessaires. C'est un aspect préparatoire indéniable, mais il favorise aussi les pertes de poids, l'amélioration du système cardiovasculaire, la préparation ostéo ligamentaire et tendineuse…

La contraction musculaire

Les 2/3 du poids de corps sont composés de muscles. Il existe 3 types de muscles:

  • Cardiaque: muscle strié mais qui n'obéit pas à la volonté
  • Lisses : involontaires, innervés par les systèmes sympathiques et para sympathiques
  • Rouges ou striés : 400 environ, muscles volontaires et innervés par le système cérébro-spinal

1- Le muscle strié squelettique

Muscle de la vie de relation, il a souvent la forme d'un fuseau avec une partie charnue entre deux tendons fixés sur le squelette. Parfois, le ventre de ce muscle se compose de plusieurs corps musculaires distincts à une extrémité mais réunis à l'autre. Chaque muscle est enveloppé d'une membrane (aponévrose) et composé de faisceaux de fibres musculaires. Une fibre musculaire est une cellule géante à plusieurs noyaux qui comportent une membrane, des éléments contractiles (myofibrilles) et un milieu cellulaire (sarcoplasme) renfermant les substrats nécessaires à la production d'énergie(ATP, CP, glycogène, acides gras…). C'est la membrane qui réceptionne l'influx nerveux , ce qui provoque une réaction chimique et qui active les myofibrilles. Ces dernières sont elles mêmes composées de filaments d'actine et de myosine qui s'emboîtent entre elles au moment de la contraction musculaire. La contraction musculaire provoque donc le raccourcissement du muscle.

2- les différents types de fibres

  • Fibres lentes ou dites rouges : Ces fibres sont riches en sarcoplasme (réserves de substrats) mais faibles en myofibrilles. C'est l'abondance de la myoglobine associée à l'O2 qui les colore en rouge. C'est au sein de ces fibres que s'effectuent les processus oxydatifs car elles sont abondamment irriguées. Elles ont un seuil d'excitabilité très bas, provoquent une contraction lente de faible intensité. Ces fibres sont peu fatigables et sont sollicités dans les exercices de longue durée. (filière aérobie)
  • Fibres rapides ou blanches : Moins de sarcoplasme, moins irriguées, mais plus de myofibrilles. Elles interviennent dans les exercices de type anaérobie et produisent des contractions musculaires plus rapides et plus intenses.
  • Fibres de transition

3- les types de contraction

  • Régime isométrique : Effort statique, sans déplacement des leviers osseux.
  • Régime an isométrique : Contraction du muscle associée à un déplacement des extrémités: si elles se rapprochent, elles sont dites concentriques, si elles s'éloignent, excentriques.
  • Régime pliométrique : C'est la combinaison d'une concentration concentrique et immédiatement précédée d'une autre excentrique

4- Groupes musculaires

Un muscle en situation de mouvement travaille toujours en association avec d'autres muscles. D'où l'importance de l'acquisition d'une bonne coordination pour donner au geste son efficacité maximale. Au niveau d'une même articulation, certains muscles ont une action visant un objectif identique, ce sont les muscles agonistes, d'autres ont une action opposée, ce sont les antagonistes. Les muscles agonistes doivent agir simultanément et en complémentarité pour une belle harmonie du geste, les muscles antagonistes doivent travailler en alternance. Il faut savoir coordonner relâchement et contraction. C'est cet aspect que l'entraînement améliore.

Trois secteurs de la motricité mobilisés par la pratique sportive

  • L'endurance : qui est la faculté d'exprimer des efforts de durée importante, quelle que soit l'intensité à laquelle ils s'effectuent.
  • La puissance : qui est la faculté d'exprimer des efforts de la plus grande intensité possible.
  • L'adresse : qui est la faculté d'exprimer des efforts avec une efficacité maximale.
sante/prepaphysique/musculationactivitecomplementaire.txt · Dernière modification: 2015/06/26 06:54 par ascjudo
 
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