Si bobo le jour du TaïSo . . .

Par Viviane R 10/03/19

“Alors, donc décidons : j'y vais ou j'y vais pas ? Bon, faisons le bilan : je sors d'un méchant rhume et je sens que je suis, et faible, et fatiguée ; j'ai déjà fait du sport, et pas mal, ce week-end ; j'ai mal à mon genou, reste de tendinite ; mon épaule me lance ; j'ai des muscles froissés parce que je suis tombée; . . . j'ai la flemme . . . ”

Ça, c'est ce qu'on se dit – allez, on l'a tous fait – quand les muscles nous tirent ou que l'on est blessé d'avoir un jour forcé ou d'un faux mouvement. Donc on a deux options : soit on subit la pente et l'on reste chez soi, objectif canapé ; soit on se force un peu et du coup, on y va.

Et comment donc alors cela se passe-t-il ?

Force est de constater : cela se passe bien, et pour plusieurs raisons. Généralement parlant, pour un mal pas bien grand, ce n'est pas en gisant que le corps se répare : il lui faut, au contraire, bouger et s'activer. Hors la zone critique, dont on doit prendre soin et qu'il faut ménager, le TaïSo nous permet de travailler le reste et donc d'entretenir le capital intact. Il faut tâter du muscle l'endroit où l'on a mal, en se faisant confiance, et ne jamais forcer, mais en faire un peu plus, un peu à chaque fois, sans chercher la douleur, mais pour mobiliser. Juste un peu c'est assez pour pouvoir constater, lors de chaque séance, qu'un peu on a gagné. Katia donne le ton, les outils et le rythme, mais je n'ai jamais vu de punition donnée si l'on fait un peu moins ou bien un peu moins vite. Le résultat final est très encourageant : on se voit progresser sur la zone mâchée, et on garde la forme et la tonicité de l'ensemble du corps, ce qui est à la base le plaisir recherché.

Muscler, gainer, bouger, travailler la souplesse, gérer son équilibre, c'est de la prévention : on endurcit son être et plus tard on évite de possibles blessures. Notre force grandit, on inspire et on souffle, nos muscles s'oxygènent, ce qui a pour effet aussi de nous calmer, de dénouer les tensions, de repousser le stress que certains accumulent, mode de vie oblige. On se sent mieux après – et c'est vrai pour tout sport – aussi faible qu'était le désir initial, aussi basse la forme, aussi peu qu'on ait fait si l'on s'est ménagé, avec ou sans raison, on ne regrette pas l'effort qu'on a fourni. Pour se remettre enfin d'un bobo persistant, d'un sérieux coup de mou, d'un long temps inactif, le TaïSo est le sport qui est celui qu'il faut : on choisit notre rythme mais pour l'émulation le groupe est là autour sans que jamais on ait à être performant. Que demander de plus ?

Reste que la question “j'y vais ou j'y vais pas”, malgré ce que l'on sait – car on le sait tout ça – s'impose par moment que l'on ait mal un peu ou juste pas envie. Si donc on en est là, on connait la réponse. Tant qu'on n'est pas au lit écrasé par la fièvre ou bien à l'hôpital éclaté en morceaux, il faut dire : “j'y vais !” Une fois ceci dit, la raison nous poussant, il faut encore franchir le seuil de la maison. “Voilà je suis partie, allez, allez, j'y vais ! Week-end actif ou pas, je peux encore bouger”. X raisons nous poussent à se forcer un peu, ce jour-là, où vraiment, on ne veut pas au fond.

“Yapluka, on y est, le dojo m'attendait 😊”

Zéro regret après, cela est confirmé, . . . sauf peut-être si demain je suis courbaturée 😉

blog/viviane-article6.txt · Dernière modification: 2019/03/10 22:43 par viviane
 
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